Vietnam 22-23 janvier 2024 – article 17- Adieu Cambodge, on visite Tan Chau au Vietnam
22 janvier 2024
On navigue toute la journée. On visite le poste de pilotage. On passe la frontière sur l’eau.


La Marguerite a été construite en 2007 au Vietnam. Elle a entrepris ses premiers voyages sur le Mekong en 2009. Il y a, à son bord, 34 membres d’équipage, composé de 2/3 de Vietnamiens et 1/3 sont des Cambodgiens.
De Phnom Pehn jusqu’à la frontière du Vietnam on a été escorté par un policier car les formalités de sortie du Cambodge y avaient été faites. Nous avons navigué à 17km/heure.
J’en profite pour nous écrire une petite ritournelle.

Nous sommes présentement à l’ancre et il n’y a que 3 mètres sous le sous le bateau qui lui est 1m80 sous la surface de l’eau.
On visite la salle des machines. On y voit deux génératrices John Deer qui fonctionnent en alternance et deux moteurs Yamaha qui étaient arrêtés. Le bruit d’une seule génératrice était infernal.





Nous terminons la journée par un petit spectacle de l’équipage et de la danse.
Je m’étais d’abord amusée au piano.

23 janvier 2024
Joyeux anniversaire maman papa. Vous auriez célébré 64 ans de mariage.

On part en excursion à Tan Chau, petite ville sur le Mékong réputée pour sa production de soie de qualité. D’abord un petit bateau vient nous chercher sur La Marguerite. On prend ensuite des petits paniers individuels, à roulettes, derrière une bicyclette mue par un Vietnamien.




On se dirige vers la fabrique de soie. La teinture de la soie est réalisée à partir d’une plante locale, le Diospyros Mollis, et se caractérise par une coloration noire.
On voit un métier à tisser le jacquart du Lyonnais qui l’a inventé.
On visite la salle des machines à tisser. Chaque machine produit 20 mètres par jour. On trouve 60 machines et chaque employé gère 6 machines, 8 heures par jour. Aujourd’hui ils tissaient du synthétique.
Pour teindre 20 mètres de tissu ça prend 45 jours à tremper, essorer, rincer, sécher et 100kg de fruits!
Le bruit est infernal dans cette salle. Il est inconcevable, triste et malheureux de voir qu’aucun employé ne porte de protection auditive.




On se déplace ensuite à l’aide de la même bicyclette mue par un Vietnamien. On roule à travers cette petite localité représentative de cette partie de l’Asie, partagée entre la ruralité et une activité économique animée. Nous allons ensuite voir la fabrique de nattes, ces tapis de pailles qui servent de matelas pour beaucoup de Vietnamiens.
La natte, dite traditionnelle, est composée de feuilles de palmier, d’alfa et de jonc.
La visite de la production, incluant la teinture et la finition est artisanale. Le travail de l’employé au métier à tisser est simple, mécanique et encore une fois réalisé dans un environnement assez bruyant. Chaque machine utilisée donne 7 nattes par jour.






Il semble que les normes de santé et sécurité ne soient pas passés par ici encore. Juste à voir les extincteurs on comprend qu’ils ne sont pas vérifiés régulièrement.

Nous continuons à pied et voyons un brin d’agriculture et des habitations.
Nous prenons encore le petit bateau local pour découvrir un paisible village de paysans cerné de canaux. Nous marchons sur une île qui mesure 21km carrés avec ses 2000 personnes.








On voit un bananier en fleur. Ça prend 6 mois à pousser pour ne donner qu’un seul regime de bananes.

Nous rentrons au bateau avec le petit bateau des Français car le nôtre ne nous a pas rejoint au rendez-vous prévu. Maude, qui était restée à bord est rentrée seule au gros bateau avec nos sacs d’achats qui étaient restés sur le petit bateau local.
Retour à bord pour le diner. Continuation de la navigation en direction de Sa Dec. Souper et nuit à bord.
