Allez hop HeRVé, on part vers Calgary- départ via l’Abitibi article 1 de 3

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Jour 1 Deux-Montagnes-Rouyn-Noranda

bilan de route: 10 heures; 617 km

Nous prenons la route avec HeRVé et cette fois c’est la plus longue jamais réalisée. Nous allons le porter pour un remisage au camping où Hugo est installé, autour de Calgary.

Cela fait plusieurs années qu’on veut aller visiter les grands parcs américains de l’ouest, dont Utah, Oregon, Nevada, Colorado, pour ne nommer que ceux-là.

L’activité politique actuelle aux États-Unis ne nous incite pas à y aller, mais les belles années pour s’y rendre sont maintenant. Plus tard nous n’aurons peut-être pas la santé ou le VR pour y aller. Nous passons donc outre notre volonté de s’en tenir loin. 

La route pour se rendre dans l’ouest américain en longue. Je n’aime pas partir plus d’un mois sur la route. En séparant ce chemin en deux on pourra profiter de davantage de temps pour les visiter.

On fait même d’une pierre deux coups, sinon trois.

  1. Le vr sera rendu pour le printemps, alors que nous retournerons faire le grand voyage de 2026.
  2. Nous pourrons passer du temps avec la famille à Calgary en automne et aussi au printemps 2026.
  3. Nous laisserons HeRVé dans l’ouest au retour de ce voyage afin que notre famille puisse profiter de sa présence pour voyager dans le plaisir.

À Lac Saguay, on arrête voir le Grand Six-Pieds et on renoue avec le manteau chaud.

Nous avons eu un automne tellement beau qu’on pensait être encore en été. La réalité nous a frappé d’un coup, le thermomètre oscillant autour du 5 degrés! Dire que Claude s’est baigné il y a quelques jours.

La sculpture au parc de la ville est celle du Grand Six-Pieds, celui de Claude Gauthier qui a écrit et chanté cette chanson que je fredonnais dans ma jeunesse.

Le Grand Six Pieds (1964)

Aux alentours du lac Saguay

Il était venu pour bûcher

Et pour les femmes

Il trimait comme un déchaîné

Pis l’samedi soir, allait giguer

Avec les femmes

Un Québécois comme y en a plus

Un grand six pieds, poilu en plus

Fier de son âme

Je suis de nationalité québécoise-française

Et ces billots, je les ai coupés

À la sueur de mes deux pieds

Dans la terre glaise

Et voulez-vous pas m’emmerder

Avec vos mesures à l’anglaise

Mais son patron, une tête anglaise

Une tête carrée entre parenthèses

Et malhonnête

Mesurait l’bois du grand six pieds

Rien qu’à l’oeil, un oeil fermé

Y était pas bête

Mais l’grand six pieds l’avait à l’oeil

Et lui préparait son cercueil

En épinette

Je suis de nationalité québécoise-française

Et ces billots, j’les ai coupés

À la sueur de mes deux pieds

Dans la terre glaise

Et voulez-vous pas m’emmerder

Avec vos mesures à l’anglaise

Puis un matin, dans les rondins

Il lui a gossé la moustache

À coups de hâche

On a fêté l’grand six pieds

Y avait d’la bière, du lard salé

Et puis des femmes

M’sieur l’curé voulut l’confesser

Mais l’grand six pieds lui a chanté

Sur sa guitare

Je suis de nationalité québécoise-française

Et ces billots, j’les ai coupés

À la sueur de mes deux pieds

Dans la terre glaise

Et voulez-vous pas m’emmerder

Avec vos mesures à l’anglaise

Et voulez-vous pas m’emmerder

Avec vos mesures à l’anglaise

Fin de la chanson

Visite éclair de deux villages miniers.

Val d’Or, les visites de la mine souterraine sont finies pour la saison, mais on fait le tour de la portion extérieure.

Malartic, une grande mine à ciel ouvert qu’on observe du haut d’un grand escalier. 

La route est bien belle. Une route à rencontre, mais le soleil nous agrémente le tout.

 Nous terminons la route derrière le bureau d’information touristique de Rouyn-Noranda pour un petit dodo. 

Jour  2 Rouyn-Noranda-White River

bilan de route: 10 heures; 650 km

Premier arrêt Matheson sur le bord du lac. Nous sommes maintenant en Ontario. On se fait un café en démarrant la génératrice.

Juste assez de temps pour faire mes deux cafés que la génératrice arrête toute seule.

On est un peu inquiet, mais Claude la regarde et la démonte un peu pour valider ce qu’il y a. Tout semble parfait, le filtre est beau aucune problématique apparente. Juste assez de temps pour qu’on réalise finalement que c’est une fonction normale du camion. On se souvient soudainement que lorsque le réservoir d’essence du camion n’est pas en haut du quart, la génératrice ne peut pas fonctionner. Une petite frousse qui passe vite.

Arrêt essence à Timmins. On met 198 litres pour faire le plein (réservoir de 208 litres), il était temps!

On continue la route vers Wawa. On passe par la route un peu au sud. Pour prendre la route alternative il aurait fallu aller tout droit à Matheson. Nous avons bifurqué vers le sud. Nous voulons passer juste un peu au nord du lac Supérieur.

Wawa tout proche du lac Supérieur est une municipalité de 3700 habitants.

On arrête faire un petit dégourdissement des jambes.

On continue la route pour un dernier droit et on se campe à White River vers 18:15. Nous avons fait 1267 km des 3500. Ça avance notre affaire.

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