Visite de Saint-Émilion

Je commence mon blog du jour avec un a parte. Depuis que nous voyageons en France, nous voyons souvent des arbres avec des touffes de branches ou de feuilles dans le milieu. J’ai cherché et je pense que ça pourrait s’appeler la maladie du balai de sorcière. À vous de voir la définition et d’en juger…

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Maladie_du_balai_de_sorcière

Aujourd’hui, après un déjeuner incroyable (restant de parmentier de canard avec un oeuf miroir…menoum), nous partons vers Saint-Émilion, la ville piétonne.

Nous marchons et au hasard d’une entrée dans une boutique, nous faisons une incroyable rencontre avec l’histoire. On veut rapporter du foie de canard et du foie d’oie et voir la différence. On trouve deux petits contenants qui nous permettrons cette comparaison.

Au moment de payer, l’internet ne fonctionne pas.

On attend, la dame tente de repartir son réseau mais ya rien à y faire. Elle réessaye, toujours rien.

Elle nous offre la dégustation en attendant que le problème de paiement se règle.

On apprend, du coup, que cette dame, Valérie Lubiato, est productrice de vin avec son mari. Son histoire n’est pas banale.

Dans la jeune vingtaine, elle décide de devenir juriste pour plaire à ses parents. En cachette elle prend des cours d’oenologie. Son mari est journaliste pour les mêmes raisons qu’elle. Il décide aussi, par son amour du vin, de prendre des cours d’oenologie en cachette.

C’est là qu’ils se rencontrent. Ils partent en affaires. Et l’amour est présent. Les échecs se multiplient toutefois, mais les tentatives de bâtir continuent. Ils ont réussis à bâtir un vignoble de 26 hectares, le Château Perreau Bel-Air. Ils sont maintenant mariés depuis 30 ans. Ils ont deux enfants qui n’ont pas suivi leurs traces. Le garçon est plombier et la fille chef en cuisine. Elle a mis son métier sur la paille pour deux ans alors qu’elle est partie en affaire avec Valérie, la maman dans la petite boutique de Saint-Émilion.

Le hasard de cette rencontre est cocasse car Claude indique que Valérie (la mienne) est professionnelle de foot en France. Son mari est très fervent du foot féminin et est d’ailleurs grand gourou du foot dans la région. Cette belle madame est une personne de l’être comme on les aime. La sensibilité se ressent surtout quand elle nous raconte qu’elle a fêté ses 30 ans de mariage à Rome, gracieuseté de ses deux enfants.

Nous achetons une bouteille de Saint Émilion grand cru mais pas de son vignoble toutefois.

Nous prenons un petit lunch à la place de l’Église monolithique.

Ensuite nous allons visiter le sous sol de la ville. Malheureusement, aucune photo n’est permise dans ces enceintes historiques. Nous voyons la grotte dans laquelle Émilion a passé les dernières 17 années de sa vie. Il a été canonisé car il a réalisé 3 miracles. Il a changé du pain volé en bois…Sauvé le pain du feu sans se brûler et redonné la vue à une aveugle avec l’eau de la source de sa grotte.

Nous faisons ensuite la visite d’une catacombe dans laquelle il ne reste plus d’ossement car elle a été pillée au fil du temps.

Visite ensuite de l’église monolithique. Elle a pris 30 à 50 années à bâtir.

Il semble que ce soit plus rapide à bâtir (200 ans) qu’une église normale.

Elle mesure 38 mètres de profond par 20 mètres de large et 11 mètres de haut. En 2002, 4 piliers en acier formant des corsets ont été ajouté pour contrer l’érosion due à 2 faits. Premièrement, le clocher a été ajouté au-dessus (au 16ième siècle) de l’église et il pèse 4500 tonnes et deuxièmement, l’érosion provient de la source sous l’église. Un système fonctionnel de drainage existe sous l’existe depuis la construction mais l’ajout d’un cimetière par dessus le plancher existant a rendu ce système moins fonctionnel. Les historien prétendent qu’elle a été bâtie au 11ième siècle.

À Saint-Émilion, il y a 62 cavistes et 200 habitants…pour 1 000 000 visiteurs par an.

Avant de quitter Saint-Émilion nous achetons des macarons car il semblerait que ce soit les meilleurs au monde…on les mangera à la maison au Québec.

Visite en voiture de quelques noms connus, château Petrus, Château Monlot (propriétaire connue Zhao Wei), Château de Ferrand.

En allant à ce dernier on arrive proche de l’église de Saint Hippolyte et on suit les indications pour aller voir la grotte. Il semble qu’elle soit inaccessible, on y va pour voir. Elle est en effet barrée au public, mais quelques ouvertures nous permettent d’en apprécier une partie.

http://www.cestenfrance.fr/grottes-de-ferrand/

Retour à la maison pour se faire un petit souper et relaxer.

Demain on part vers Larochelle. Quoi de mieux pour finir cette belle journée qu’un Saint-Émilion grand cru…

Cet article a été publié dans Europe, France, Voyage. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Visite de Saint-Émilion

  1. Gérard arbour dit :

    Toujours aussi intéressant merci encore une fois et bon vin

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s