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Les Iles de la Madeleine #8 : De belles journées aux Iles

Mardi 22 juin 

Farniente sera le mot de la journée. 

Journée à la plage ce matin -on est les seuls haha- pas mêlant, on y va quand il fait moins chaud. 

Il ne fait pas très beau, mais c’est bien adéquat pour lire un livre. 

Pour le souper ce soir, on se fait un beau Tomahawk. C’est vraiment très bon et ce malgré un BBQ qui n’est pas top performant. Il faudra le changer au retour. 

On se fait une soirée de cartes/dominos et ensuite vers 22h00 c’est la soirée du hockey qui commence ici. Nos Canadiens gagnent ce match de façon convaincante 4-1 et sont ainsi à une victoire d’une participation à la finale de la Coupe Stanley. On se couche bien heureux pour nos Canadiens. Il leur reste une partie qui sera disputée le soir de la St-Jean.

Mercredi 23 juin 

Bonne fête Josiane et Antoine. 

C’est une journée de brume et de pluie au départ, mais qui tournera très vite au beau temps inattendu. On avait prévu faire des courses. On doit acheter un chaudron pour cuire les homards. Nous faisons bien des magasins avant de trouver le bon chaudron qu’on veut doit être simple car il ne sera pas très souvent utilisé en camping. Il servira peut-être aussi pour des blés d’inde un jour. On en trouve un à 10$ au magasin Hart, quelle aubaine. Et dans le VR comme dans la maison, la règle est : si on entre une nouvelle chose, on doit en sortir une. S’ensuit donc l’entrée du chaudron, et la sortie du wok (il sortira officiellement à la maison par contre). Ce wok sera inutile de toute façon car on peut faire des sautés dans le grand poêlon. 

On va aussi gonfler les pneus arrière d’HeRVé. Claude commence l’opération, mais ce sera bientôt ma tâche à moi. Ma main étant plus petite, il m’est plus facile de rejoindre la deuxième roue à travers la jante. Opération réussie, on repart vers la SAQ. Pas si pire… cela a pris 3 semaines avant de presque manquer de vin. On achète plusieurs vins différents, mais aussi un Etienne Marceau. Ce vin est bien correct et on l’associe toujours à papa André qui se faisait appeler Étienne dans sa jeunesse. On le boira en son honneur sous peu.

Notre prochain arrêt est au Pub de l’Abri de la Tempête. Pour boire, on prend le plateau découverte, un échantillon de 5 bières, des petits verres de 4 onces chacun à boire dans l’ordre, accompagné de l’assiette-dégustation des produits locaux et du terroir. Les produits viennent du fumoir d’Antan, de la fromagerie les Biquettes à l’Air, de la boulangerie de GrandMa (pas le pain pas mangeable, plutôt une confiture de canneberges délicieuse), etc. bref, une belle petite assiette à partager qu’on déguste avec les bières. 

Ce soir pour souper, on s’est fait du spaghetti. Cela aura pris 3 semaines de camping pour déguster nos premières pâtes. Habituellement, en camping c’est le premier ou deuxième soir qu’on en mange. Mais en VR aux Iles, il en est autrement. On a mangé différemment. 

Peu de diners, plein de poissons et fruits de mer, moins de fromage qu’à la maison, pas de gratin… peu de pain. 

On a eu de la bouffe excellente et ce soir un beau feu de camp et un peu d’accordéon en pensant à papa

Jeudi 24 juin 

 
Bonne fête Isabelle. 

On part au port de la Pointe-Basse s’acheter des homards. On veut en acheter plus pour les cuire et le congeler, après tout on les a presqu’à moitié du prix du marché. On aura notre dose cette année.

Je devance Claude sur le quai. Je me rends rapidement au seul bateau qui décharge encore des homards. J’ai en tête ce que je veux demander, car j’ai vu Eddy jaser aux pêcheurs. Je vais bâtir ma propre expérience. 
 

J’aborde le gars et lui demande comment a été la pêche et s’il ne me vendrait pas 6 homards de 2 livres. 

Il me répond : «Non ». Quoi? Non? Je lui demande pourquoi, il m’indique qu’il a déjà tout promis son arrivage pour ses clients. 

Je suis déçue et offusquée. Pour mon premier essai c’est un flop.

Je retourne sur mes pas et jase avec un monsieur plus loin. Je lui dis ce que je veux et ce qui vient de m’arriver. Il m’explique que ce ne sont pas tous les pêcheurs qui aiment ça vendre sur le quai de cette manière. 

En jasant avec ce monsieur, on arrive à comprendre pourquoi les pêcheurs partent à 3 ou 4 heures du matin pour la pêche. Il semble que le début des prises ne puisse commencer avant 5h00 le matin, ce qui leur donne le temps d’aller s’installer au site choisit par chacun. Ils ne veulent pas qu’un autre pêcheur aie eu plus de chance qu’eux dans un secteur donné. Ce qui donne lieu à une certaine compétition.

Il m’indique aussi de demander à Ti-Pat, que lui il m’aiderait sûrement. C’est lui qui achète des pêcheurs.

Au port de Pointe-Basse, il y a au moins 4 cabanes/compagnies de récolte des prises de homards. Chaque compagnie fait affaire avec plusieurs bateaux ou pêcheurs. Homards des Iles, qui a des locaux dans le parc industriel de St-Eustache est l’une de ces compagnies présente à ce port. Ti-Pat travaille pour une autre compagnie toutefois. On le rencontre et il accepte de nous aider. Il dit qu’il va aller vers une autre compagnie que la sienne car ses bateaux ne sont pas encore entrés.

Un bateau arrive et on s’y dirige. Il demande aux gens sur ce bateau s’ils acceptent de nous en vendre. La réponse étant oui, il demande nos 6 homards de deux livres. Alors que le jeune à bord lui en montre quelques-uns, Ti-Pat prend le contrôle et saute dans le bateau. Il va jaser avec le capitaine toujours à la barre et discute avec lui.

Il retourne ensuite dans les caissons remplis d’eau et de homards et en choisit 6 beaux. Il revient avec nos homards et on va les peser. Il a l’œil quand même. Le poids total est de 12.2 livres qu’il nous vend a 8$ la livre. Il nous indique que malgré ce que l’on croit le prix varie d’une semaine à l’autre. Les prix sont présentement à la hausse. La demande semble plus grande que l’offre aussi.

On lui remet 100$ pour les homards et un petit extra pour lui. Si on avait voulu, il nous organisait une journée de pêche aux homards en mer. On y reviendra peut-être un jour.

On repart avec nos beaux gros homards bien heureux de cette expérience. 
 

Toujours à Pointe-Basse, en face du Fumoir d’Antan, on avait réservé pour l’Excursion en mer avec les Cultures du Large.

On commence par la visite du Centre d’interprétation de l’huître. Une petite visite pour s’informer avant d’aller sur le bateau. 

On part au site de culture des huitres. Aujourd’hui c’est une magnifique journée ensoleillée et peu venteuse. Notre guide-pêcheur Gabriel est vraiment génial. Je le trouve engagé et confiant. En sortant du port, on voit une barge qui drague le fond de l’entrée du port avec une grue. À tous les ans, il faut faire l’opération dégagement du fond car l’érosion et les grandes tempêtes déplacent le sable qui empêche l’entrée des bateaux au port. Cette opération dure habituellement une semaine. Cette année, cela fait plus de 1 mois qu’ils y travaillent et ils n’ont pas terminé. Le manque de glace l’hiver dernier en serait probablement le facteur déterminant.

Nous devions aller au large de Cap-aux-Meules, mais on prend plutôt la direction de la lagune entre Fatima et Havre-aux-Maisons. C’est un des sites que les Cultures du Large utilise pour faire grossir leurs huîtres. On passe sous le pont entre Cap-Aux-Meules et Havre-Aux-Maison. Ce passage naturel vers la lagune n’est pas le même à chaque année car selon Gabriel, les hauts fonds de sable se déplacent de plusieurs mètres d’une année à l’autre, déplaçant ainsi ce passage. Pas besoin de racler le fond (comme à l’entrée du port) pour assurer le passage toutefois. Cela se fait naturellement.

Gabriel nous fait faire une belle visite du site de pêche. On y voit plusieurs bouées noires qui représente chacune une cage de paniers tout plein d’huîtres. À bord, avec nous, se trouvent d’ailleurs 3 de ces cages. Elles avaient été apportées à l’usine. Les ouvrières de l’usine avaient trier et retirer celles qu’elles voulaient et retournaient en mer celles qui devaient croître encore.  Gabriel descend une de ces cages, note le numéro du tag de celle-ci et en informe le capitaine afin de noter la position exacte sur l’ordinateur. Tout est géolocalisé. La technologie a rendu la pêche plus facile assurément. Les cages sont taguées en bleu ou en jaune pour identifier la grosseur des huîtres s’y trouvant. l’opération sera faite avec les deux autres cages. Gabriel remontera ensuite une cage pour notre dégustation. Nous avons l’occasion de goûter directement de la mer. Ça ne peut pas être plus frais. Et ça goûte le ciel.

Pour le retour au quai, je nous joue un petit air d’harmonica, avec assurément l’air de Gens du Pays…c’est votre tour…en cette St-Jean-Baptiste.

Une belle expérience à faire absolument si vous venez aux Iles. 

On retourne heureux et flottant sur notre nuage de bonheur. Cette activité nous a comblés.un bel article sur cette entreprise dans le journal de Montréal du 25 juin 2021

On passe par Fatima pour voir le site de culture des huîtres qu’on vient de visiter, depuis le bord de la plage. Il s’y trouve plusieurs pêcheurs debout qui ramassent des coques. Il y a pourtant une affiche de Pêches et Océan qui rend cette activité illégale. Un pêcheur avec qui on discute nous indique que cela lui a pris moins d’une heure pour ramasser ses deux chaudières et que la pancarte de Pêches et Océan ne veut rien dire.

Nous prenons la direction du camping pour commencer à faire cuire les homards. Le souper débute par l’émotion qui m’emplit quand Claude décide de sortir la bouteille d’Étienne Marceau. Ce soir cela fera 3 ans que papa est parti dans la douceur et les chansons de la St-Jean. Claude a touché le bon piton, les larmes coulent allègrement.

Après le souper nous passerons plusieurs minutes à décortiquer les homards. Il nous reste pour 1.25 kilos de chair…pas pire pantoute.

Ce soir Claude nous fait un super feu de la St-Jean. Le plus beau depuis le début…Malheureusement cela coïncide avec le début du match des Canadiens et nous décidons de l’écouter. Nous assisterons peut-être à une page d’histoire.

On doit éteindre le feu, ce beau feu qui me prendra au moins 5 allers-retours à éteindre…

Les Canadiens nous tiennent en haleine et se rendent en supplémentaire. Et gagnent ce match dans une saison qui passera à l’histoire. Petit fait cocasse, ils ont fait jouer la chanson Gens Du Pays en guise de célébration après le match. J’avais eu de la vision sur le bateau…Salut aussi à papa.

Cela fait 28 ans que les Canadiens n’étaient pas arrivés à se rendre en finale de la Coupe Stanley. Sauront-ils gagner la Coupe? Nous verrons cela dans les prochains jours.

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