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Les Iles de la Madeleine #9: du kayak et du vélo pour dire adieu aux Iles

Vendredi 25 juin

Anniversaire du grand départ de papa. Trois ans déjà.

Nous avons réservé une excursion en kayak de mer. On nous avise que cela aura lieu car les vents sont dans la limite permise pour l’activité. Il vente 12-13 noeuds et à 15 (28km/heure) ils ne sortent pas. Nous partons pour 2 1/2 heures sur l’eau. Nous sommes 12 clients et deux accompagnateurs.

Tous les participants sont en kayak double, il parait que les chances de verser sont plutôt faibles. Par chance.

On a choisit de mettre Claude derrière, il sera le pilote avec ses pieds. Je suis le soldat qui pagaye tout le temps.

L’activité est agréable, mais quand mème éreintante pour des néophytes comme nous.

Malheureusement pour mon capitaine, son siège n’offre aucun support pour son dos, alors il souffre de cet inconfort et à plusieurs reprises il perd les pédales … au sens propre du mot. À ce moment la jupette anti-éclaboussure se détache car il doit retrouver les pédales avec sa main. L’eau entre dans le kayak et heureusement elle n’est pas froide.

On arrive à se débrouiller quand même.

On fait le tour de Gros-Cap, vent de face, on va à travers deux grottes. Pas de photo pour nous car on n’est pas assez sûr de sauver le téléphone. Je le laisse donc sous la jupette dans le sac étanche. On va dans la Baie de Plaisance et on en revient. On va ensuite plus loin vers le nord, vers le port de Cap-aux-Meules et dans la baie on y voit des méga grosses méduses. Pour terminer cette activité, on pagaye vent de face jusqu’au point de départ.

Ouf! on en a eu pour notre argent.

Nous marchons ensuite à marée basse du côté ouest du cap. Nous revenons au camping par les escaliers à l’extrémité sud de Gros-Cap.

On a découvert que la marée qu’on trouvait bien basse hier, l’est encore aujourd’hui et c’est dû à la pleine lune.

La marée bien basse et les pêcheurs de palourdes

On est en mesure d’observer la falaise près de l’emplacement de notre premier site de camping. On comprend mieux la position de la pancarte devant notre site.

On discute avec les pêcheurs de palourdes. Ils sont des dizaines à pouvoir pratiquer leur activité bien loin du rivage grâce à la lune.

Une fille se donne la peine et force beaucoup avec ses mains.

Tout pêcheur doit mesurer ses prises pour s’assurer qu’elles font plus 90 mm sinon il doit les remettre dans le sable. C’est surveillé et une amende de 300$ attend les fautifs.

Un peu plus loin, un vieux routier a un outil incroyablement efficace lui permettant de ménager son dos.

Il dit avoir ramasser 964 palourdes l’an dernier et les avoir mis en 61 pots de 1 livres.

Le pêcheur expérimenté qui met sont intelligence au service de son dos

Le processus de mise en pot semble assez long, il passe par un trempage (pour enlever le sable), une cuisson, une congélation et ensuite au printemps suivant il empote.

Il envoie plusieurs pots à ses enfants qui habitent à Québec.

Et voilà, une autre belle journée ensoleillée et agréable nous a été offerte sur un beau plateau. Il n’y a pas de moustiques en plus! Que demander de mieux.

Samedi 26 juin

Bon bon bon c’est la fête d’Alec…bonne fête le beau-frère😉

Dernière journée aux Iles. On garde HeRVé au repos et nous on va faire une balade en vélo, on engrange un petit 25 kilomètres.

On a fait le tour de Cap-aux-Meules par Fatima en premier et ensuite retour par la ville, proche du port.

On voit le phare du Bourgot au loin (salut à Laurence et Marc pour des fiançailles à cet endroit).

Nous avons fait quelques arrêts dont un Chez Armand pour goûter aux palourdes frites (fried clams). C’était correct, mais le service-client pas très bon. Il y a eu plusieurs accrocs durant notre visite dont le manque de communication (notre commande était prête et on ne le savait pas-il avait pourtant dit qu’ils appelleraient au micro) et la quantité inexacte des ustensiles.

Nous poursuivons notre route et voyons le port de Cap-Vert. Le quai a été remis à neuf au début des années 2000, et des panneaux nous brossent l’histoire de ce petit port de pêche.

On a appris que la démesure dans les salaires hommes-femmes ne date pas d’hier.

Un dernier arrêt à la boulangerie Madelon pour s’acheter des croissants.

Et hop pour le retour au camping.

Nous faisons un souper spécial pour ce dernier soir aux Iles. J’ai préparé une entrée vide-frigo. Des petits saucissons, des morceaux de saumons fumés, de la roquette et du fromage Boursin aux canneberges. Claude nous a fait une fondue au fromage. Il est le king pin de la fondue. Elle était bonne malgré le manque d’un élément-clé: le kirsh. Il faudra en mettre de le VR.

Dimanche 27 juin

Comme chaque fois que je voyage, -je ne changerai peut-être jamais-, j’ai bien mal dormi. Je me suis réveillée aux deux heures. La peur de passer tout droit me fait angoisser. J’ai mis 2 cadrans et Claude le sien aussi.

Il y avait aussi le café qui était sur le minuteur et qui devait partir automatiquement pour embaumer l’air à une heure qui nous permettait de le sentir, de se réveiller et de ne pas être en retard.

Le café est infusé, et les cadrans ont tous sonné alors que j’étais déjà réveillée!

Et nous sommes partis à l’heure prévue pour l’embarquement du traversier. Nous y étions à 6:30 tel que requis. Ils ont commencé l’embarquement vers 6:40. On nous a fait entrer à 7:25. La traversée s’est faite dans le brouillard et la pluie.

La route vers Pointe-à-la-Croix fut assez périlleuse. Les vents des plus de 50km/heure forcent Claude a être alerte et à avoir les deux mains ancrées sur le volant. La concentration doit être permanente, mais il semble aimer ça.

Moi quand ça brasse de même je suis plus nerveuse en voiture.

On s’est rendu en un morceau à Pointe-à-la-Croix. Et c’est là qu’on retrouve notre Québec qu’on connait.

Après avoir traversé la bulle de l’Atlantique nous revenons au Québec qui deviendra vert demain à la grandeur.

Les Iles c’est quand même au Québec, mais c’est un endroit spécial. Il n’y a pas de roches aux Iles, ils doivent les importer. L’électricité est obtenue grâce à des génératrices au mazout. L’eau est dans le sous-sol de la terre et il n’y a ni lac ni rivière aux Iles. Il y a des gens généreux, des habitants patients avec toutes nos questions de touristes ignares. Il y a des paysages introuvables ailleurs au Québec qui rappellent l’Écosse. Les arbres sont petits. Il n’y a que des buttes, pas de montagne. Il y a des saveurs que nous avons aimé goûter. Il y a le temps qui s’est arrêté le temps de ce voyage. Il faudra remettre ça un jour.

Notre VR au camping Gros-Cap vu du drone de Marie Couture

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