Guatemala 2012 – Article 6

Demain ce sera la finale de la Concacaf 2012 contre les USA- Visite du volcan Le Pacaya

 

Les deux équipes se préparent pour s’affronter dans un match revanche sur 2010. Rappelons qu’au tournoi de la Concacaf 2010, les USA avaient démoli tous les adversaires avant d’affronter le Canada en demi-finale. Notons aussi que la Coupe du Monde de 2010 était à Trinité-et-Tobago ce qui limitait à 2 tickets d’entrées seulement les places de la Concacaf, T&T étant qualifié car il était hôte de la Coupe du Monde. Le Canada a résisté aux Américaines durant tout le match et même aux périodes supplémentaires. Les USA se sont effondrées alors que les Canadiennes ont gagné ce duel aux tirs de pénalité pour se mériter la première place de la Coupe du Monde. Le Mexique avait alors gagné l’autre demi-finale pour se mériter le deuxième billet.

Les USA finissaient alors leur tournoi avec une fiche de 38 buts pour et 0 but contre. Et elles ne réussissaient pas à se qualifier pour la Coupe du Monde.

Le Canada a, pour sa part, gagné les grands honneurs.

 

Au tournoi de 2012, les deux équipes étant maintenant qualifiées pour la Coupe du Monde qui se tiendra en Azerbaïdjan entre les 23 septembre et le 13 octobre prochain, il ne reste qu’à déterminer qui sera l’ultime gagnant de cette Concacaf 2012?

Voyez-les en action en direct ce samedi 12 mai dès 18h30 heure de l’Est.

 

Visite du 11 mai 2012 – Volcan Le Pacaya

 

Ça faisait longtemps que Claude me travaillait. Depuis le début de notre voyage qu’il disait qu’il voulait voir un volcan. Claude avait lu que tu pouvais monter à Cheval, mais moi avec ma tête dure je renonçais à cette alternative car je pensais que j’aurais encore plus mal aux genoux à cheval. Il le sait, moi les excursions ce n’est pas ma tasse de thé. Ordinairement, marcher longtemps ça me tue. La chaleur me rend amorphe et je n’ai plus d’énergie, sans compter que mon genou gauche qui a subit tant opérations me rappelle régulièrement que je ne lui fais pas assez attention. D’ailleurs j’ai eu une injection de cortisone mardi avant de prendre l’avion. Les livres consultés ainsi que les agences de voyage vous le disent. L’excursion ne dure qu’une heure pour monter le volcan et une heure pour redescendre. Ça ne devrait pas être si pire.

 

J’ai fini par plier. Je me suis dit que ce serait mon petit apport pour son  bonheur durant notre voyage. Je ne me cacherai pas que je l’ai fait pour moi aussi. Ce volcan culmine à 2552 mètres d’altitude. La marche que nous ferons débutera à 1200 mètres environ. Au départ de la marche, un jeune nous propose deux bâtons de marche. Pour quelques Quetzales (5 chaque) nous en prenons, pour moins de un dollar chacun, nous pourrons supporter notre poids sur un appui solide. Nous commençons alors notre ascension et après quelques mètres seulement, notre respiration se fait plus rapide. Le cœur se met à battre plus fort, la sueur dégouline sur le front et derrière la nuque. Il nous faut arrêter fréquemment pour se désaltérer. La marche sera dure, les locaux le prévoient car ils te suivent en taxi et à tout moment te lancent : « Taxi?… » Le taxi du volcan c’est le cheval. Après 15 minutes de marche, et je vous rappelle qu’ils nous avaient dit que cela devait durer 1 heure, nous croisons une pancarte qui montre l’ascension complète et nous demandons où nous sommes sur la pancarte. Ils indiquent le point 1 et le point final sera au poste 21….Quoi ils sont fous. Ils ne savent pas compter. Mais on en a vu d’autres. Claude ne dit rien, il suit la cadence, je ne sais pas si dans son for intérieur il veut prendre le taxi, mais moi, mon orgueil d’ex-athlète me dicte de continuer à pied. À tout moment je valide avec Claude et il me dit que c’est correct qu’il n’a pas de problème. Mon genou gauche résiste. Aucun malaise n’est perceptible, c’est vraiment le cœur et l’acide lactique qui s’est déjà logée dans nos muscles qui nous donnent du fil à retordre. Le sentier est parfois en roches, parfois en terre, parfois très abrupte, parfois plus plat, mais il est assez large et exempt de branches.

Après 20 minutes de marche, le guide nous indique que les taxis ne suivront pas plus loin. Je décide d’en prendre un, adios orgueil je me vanterai d’autre chose, mais pas d’avoir monter Le Pacaya à pied. Oh! que cela fait du bien…Le cheval n’occasionne aucun malaise additionnel au genou. Naturellement Claude ne me laissera pas faire ce voyage à cheval seule, ça lui tente aussi. Pour 100 Quetzales (15 dollars environ) nous complétons l’ascension en taxi. Nous quitterons les chevaux alors qu’il reste 15 minutes de marche. Nous arriverons en haut après une montée de 1 heure 40 minutes…Allo le trajet d’une heure! En aucun temps nous ne regretterons d’avoir changé d’idée.

Tout au long de la montée, le sol se fait de plus en plus noir et dense, c’est le résultat de la dernière éruption.

Après être resté endormi durant près d’un siècle, Le Pacaya avait fait éruption en 1961. Le Pacaya était entré de nouveau dans une phase éruptive du 19 juillet 2004 au 28 octobre 2010, projetant de la lave, des fumées et des cendres, qui se sont élevées jusqu’à 1 000 mètres. Une coulée de lave a figé à l’endroit où nous marchons. C’est un paysage lunaire sans végétation ou presque. On voit des petites pousses qui traversent le roc. Il semblerait qu’au pied du volcan où nous sommes il y a 150 mètre d’épaisseur de roches volcanique durcie. Nous ne pourrons pas aller au cratère du volcan car ce n’est plus permis et c’est très risqué. Dans le champ de lave durcie se trouvent quelques endroits recelant des secrets. Ainsi, nous voyons un trou dans le sol et le guide nous invite à y entrer. Il s’y trouve une source thermale sous-terraine qui nous faire vivre une expérience genre sauna alors que nous allons successivement dans le trou. Un peu plus loin, la chaleur se dégageant d’un trou dans les roches est si grande que les touristes se font cuire des guimauves. La senteur du sucre calciné près de l’entrée de ce trou confirme ce fait.
Vous avez sûrement tous déjà vu un volcan en éruption (à la télé bien entendu) on voit la lave se frayer un chemin à travers la végétation. Alors qu’on regarde la lave durcie, on comprend le chemin qu’elle a dû prendre pour se descendre la montagne. C’est majestueux, un peu irréaliste.
Et nous amorçons la descente sans taxi. Je savais que la descente serait plus difficile sur la carrosserie que sur le carburant, mais pas à ce point. Le genou gauche tient bon, mais celui de droite fait des siennes. Je peine à descendre et à plusieurs endroits je sens des coups de poignards dans mes ligaments latéraux. Claude s’est fait un plaisir fou à me filmer surtout sur la dernière partie alors que cela empirait. Lorsque possible, j’essayais de ne pas utiliser mes articulations, je devais garder mes jambes droites. Je me sentais vraiment handicapée. À un moment, j’ai trouvé la position idéale pour descendre. Face à la montagne, tu fais semblant de monter mais tu descends de reculons…Ha ! Ha ! J’y suis arrivée quand même.
La morale de cette excursion : « Il n’y a pas d’orgueil assez fort pour empêcher Katie prendre un taxi à la prochaine randonnée ».
Une visite qui s’impose si vous passez par le Guatemala.

Le smog est intense

Katie au pied du Pacaya

On commence l’ascension

Petite pause avant de continuer l’ascension

Katie en taxi de la monagne

Katie rembarque sur le taxi

Trou dans la lave durcie

Claude qui prend un bain de vapeur dans le sol

Visite des entrailles de la terre

La portion plus haute du Pacaya est inaccessible

Chaleur et souffre suintent du sol

Une fille fatiguée mais tellement heureuse

Claude est aux oiseaux

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